2 août 2021
Troubles bipolaires

Journée mondiale des troubles bipolaires : quel est ce type de maladies chroniques?

Par Gaël Vaillant

En France, les troubles bipolaires sont sous-diagnostiqués. Il faut en moyenne 10 à 12 ans et quatre à cinq médecins différents avant qu’il ne soit nommé. De même, on estime que 40 % des dépressifs sont en réalité des bipolaires qui s’ignorent.

La journée mondiale des troubles bipolaires a lieu mardi, sous le patronage, cette année en France, du ministre de la Santé, Olivier Véran.

Une façon d’insister sur la prise de conscience politique autour de ce type de maladies chroniques. Selon les dernières estimations, entre 1% et 2,5% de la population française (soit entre 650.000 et 1,6 million de personnes) seraient concernées. Environ 1.500 des patients diagnostiqués décèdent par suicide chaque année. Mais ce ne serait que la partie émergée de l’iceberg.

La fréquence – très aléatoire – des crises, la multiplicité des symptômes – parfois sans lien apparent entre eux -, la méconnaissance du grand public, voire le manque de formation d’une partie des soignants rendent le diagnostic très difficile.

Des phases maniaques sujettes aux fantasmes

Par Le site www.troubles-bipolaires.com

Les troubles bipolaires, auparavant dénommés “psychose maniacodépressive”, affectent l’humeur du patient qui alterne les phases normales, dépressives et “maniaques”. Ces dernières sont souvent sujettes à un grand nombre de fantasmes chez le grand public.

Deux principaux types de trouble bipolaire sont distingués :

  • le trouble bipolaire 1 dont la caractéristique essentielle est la survenue d’un épisode de manie (cet épisode peut avoir été précédé ou peut être suivi d’épisodes d’hypomanie ou d’épisodes de dépression majeure) ;
  • le trouble bipolaire 2 dont la caractéristique essentielle est la survenue passée ou actuelle d’un épisode d’hypomanie ET la survenue actuelle ou passée d’un épisode de dépression majeure.

La phase maniaque se définit comme un épisode d’excitation pathologique : le sujet qui en souffre est hyperactif et euphorique, inhabituellement volubile et fait de multiples projets. Il peut présenter divers troubles comportementaux, perdre toute inhibition ou engager des dépenses inconsidérées.

La phase dépressive est en quelque sorte le miroir de la phase maniaque : le sujet présente des signes de grande tristesse, il est ralenti et n’a goût à rien, parfois il veut mourir ; les formes les plus sévères sont qualifiées de « mélancoliques ». Le danger principal de cette maladie est le risque de suicide.

Le régime cétogène pour les troubles bipolaires

Par Sarah, Attachée Scientifique
Biologiste spécialisée dans l’information médicale et scientifique.

Dans une alimentation équilibrée, les apports énergétiques sont représentés par :

  • 30 à 35% de lipides
  • 10 à 20% de protéines
  • 40 à 55% de glucides.

Dans le cas du régime cétogène, il y a 4 portions de gras pour 1 portion de non gras. C’est-à-dire que ce régime est constitué de :

  • 70 à 90% de lipides, en consommant beurre, huile, poisson, viande rouge, avocat, noix…
  • 10 à 30% de glucides et protéines. Dans le cadre de ce régime, il est recommandé de consommer moins de 50 g de glucides par jour, en limitant la consommation d’aliments à base de céréales (pain, pâtes), pommes de terre, riz, lait, sucre…

Quelle est la prise en charge thérapeutique actuelle des troubles bipolaires ?

  • un thymorégulateur, un médicament stabilisateur de l’humeur
  • un antipsychotique, pour diminuer les symptômes de la psychose, tels que les idées délirantes et les hallucinations
  • un anti-épileptique, pour calmer l’hyperactivité du cerveau
  • un antidépresseur.