18 juin 2021
Niger Mohamed Bazoum, au centre,

Mohamed Bazoum déclaré nouveau président du Niger

L’ancien ministre de l’Intérieur a recueilli 55,75% des voix, devant son rival Mahamane Ousmane, à 44,25%, annonce la commission électorale.

La commission électorale du Niger a déclaré le candidat du parti au pouvoir, Mohamed Bazoum, vainqueur du second tour de l’élection présidentielle du pays.

Bazoum avait obtenu 55,75% des suffrages exprimés le 21 février, battant l’ancien président Mahamane Ousmane qui en avait recueilli 44,25%, a annoncé mardi Issaka Souna, président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

Tôt mardi, l’équipe de campagne d’Ousmane Mahamane a allégué une fraude généralisée, notamment le vol et le bourrage d’urnes et des menaces contre les électeurs. Il n’a fourni aucune preuve.

“Nous exigeons la suspension immédiate de la publication de ces résultats, qui ne prennent en aucun cas en compte l’expression du peuple nigérien pour le changement”, a affirmé l’équipe de campagne dans un communiqué alors que la commission électorale a publié le décompte des voix.

Le président sortant Mahamadou Issoufou ne s’est pas représenté volontairement après deux mandats de cinq ans, ouvrant la voie à la première passation de pouvoir du Niger entre les élus depuis l’indépendance de la France en 1960.

Le pays appauvri ces dernières années a été aux prises avec des attaques de groupes armés qui se sont propagées du Mali à l’ouest et du Nigeria au sud-est.

Le jour du scrutin, sept travailleurs locaux de la CENI ont été tués lorsque leur véhicule a heurté une mine terrestre dans la région ouest de Tillaberi.

Lundi, un engin explosif similaire a coûté la vie à un chef de bureau de vote dans la région sud-est de Diffa. Neuf autres agents électoraux ont été blessés.

Au premier tour de scrutin, tenu le 27 décembre, Bazoum, ancien ministre de l’Intérieur et bras droit d’Issoufou, avait recueilli un peu plus de 39% des voix. Ousmane est arrivé deuxième, juste en dessous de 17%.

Ousmane Mahamane est devenu le premier président démocratiquement élu du pays en 1993, avant d’être renversé par un coup d’État trois ans plus tard. Il s’agissait de sa cinquième tentative pour obtenir la présidence depuis son renversement.

SOURCE : AL JAZEERA ET AGENCES DE PRESSE