25 septembre 2021
Kadjou la surfeuse sénégalaise

Sport : Les femmes noires redéfinissent la culture surf

BGS:Les femmes surfeuses en Afrique, ça ne court pas les rues. Encore moins en Afrique de l’Ouest où les valeurs traditionnelles ont une place importance. 

Une femme qui surf comme un homme, c’est à la limite une honte. Mais Khadjou Sambe n’a pas hésité à se battre pour sa passion pour le Surf, ce sport masculinisé et si peu populaire en Afrique.

Khadjou Sambe est la première femme surfeuse professionnelle du Sénégal. Ayant grandi entre un village de pêcheurs et N’Gor (une île de surfeurs près de Dakar), on comprend très vite son amour pour l’eau et la planche.

Ce n’est pourtant pas la même compréhension qu’elle a eu lorsque ses parents ont découvert son activité. Elle se heurte alors à une façade de stéréotype qui l’empêche de surfer pendant deux ans.

Khadjou Sambe, 25 ans, première surfeuse professionnelle sénégalaise, pagaie lors d’une séance d’entraînement au large de Ngor, Dakar, Sénégal, le 18 août 2020.

“Quand je suis dans l’eau, je ressens quelque chose d’extraordinaire, quelque chose de spécial dans mon cœur,” a déclaré Sambe [Zohra Bensemra / Reuters].

Le surf a longtemps été considéré comme un sport à dominance blanche, mais une femme travaille pour changer le visage de la culture surf. 

Depuis les rives de Dakar, au Sénégal, Rhonda Harper forme des filles noires à devenir des surfeuses professionnelles grâce à son organisation, Black Girls Surf. Nous plongeons dans la houle pour entendre parler des limites et des triomphes de la redéfinition du sport.

Khadjou a fait du « Black Girls Surf » son arme de guerre dans sa lutte pour une meilleure représentation des femmes noires dans le surf de compétition.

«Une belle façon de promouvoir le sport féminin en Afrique.»